Suis-je un chamane ?

Illustration : Un iceberg se détache du continent Antartique : un signe

Une question et des réponses par Antar Tric

Suis-je un chamane ?

Un chamane pour soi

J’explore cela dans le site selfshaman.
Une histoire vraie
Un matin, je me regarde dans la glace : j’ai la tête d’un vieillard agonisant.
J’ai des douleurs horribles que je nomme « tunique de Nessos« .
Dans un service hospitalier pour les maladies très rares on ne trouve rien.
La médecin-chercheur me dit :
« Nous ne savons rien de votre maladie mais vous trouverez vous-même une solution. »
Ce genre de choses m’est arrivé plusieurs fois dans ma vie et je n’ai pas eu le choix.
Soit je devenais chamane pour moi-même soit je mourrais.
Nota bene : je suis devenu chamane pour moi-même ET j’ai fait appel à l’art de chamanes de diverses origines.

Faire le chamane pour les autres

Il y a bien longtemps, j’ai suivi une formation à la thérapie par l’hypnose de Milton Erickson.
Atteint de poliomyélite à l’âge de dix-sept ans, Erickson a été une figure emblématique du « guérisseur blessé », expérimentant sur lui-même, lors de sa réadaptation, certains phénomènes qu’il met ensuite en application dans l’hypnose thérapeutique.

Je suis moi-même un guérisseur blessé et les psychiatres et psychologues qui sont avec moi en formation le remarquent imédiatement.

C’est ainsi qu’ils proposent à des patients ayant des maladies « spéciales » de se faire soigner par moi – donc avec l’hypnose éricksonienne « chamanisante ». (1)

Faire le chamane dans la Grande ville

En parallèle à ma pratique, je m’interroge sur la place du chamane et des pratiques chamaniques dans la Grande ville – site Chaman urbain.

Les psychiatres, psychologues et autres professionnels de santé évoqués plus haut proposent à des patients de travailler avec moi pour des pathologies précises qui débordent – par le côté subtil, éthérique, astral, etc. – la psychothérapie « normale ».

Une jeune femme ayant un syndrome genre séquelles de l’attentat du Bataclan.
Un monsieur « ensorcelé ».
Un jeune homme « hanté » par la figure de son grand-père – un médecin lyonnais réputé.
Un chef d’entreprise avec qui la psychothérapie « ordinaire » ne fonctionne pas.
Une jeune femme qui a mis en échec plusieurs praticiens.
Plusieurs personnes qui font leur thérapie en développant un don artistique.
Des personnes malades d’un mauvais contact avec un système de pensée d’Extrême orient.
Des personnes qui s’interrogent sur leur genre.
etc.

Principe d’inquiétude

Je reprend la formule de Michel Foucault (1).
Le chamanisme joue le rôle d’un principe d’inquiétude pour tous les soignants et tous les patients de la Grande ville.

L’histoire de Julie
Le chamane travaille sur la couche la plus éthérée, la plus subtile de l’être humain.
Quand Julie développe un cancer, elle va voir un chamane.
Celui-ci lui dit dans le langage de l’esprit qui l’anime :
« Que fais-tu pour ta santé physique, que fais-tu pour ta santé mentale ?« 
Une âme ne peut exister que dans un corps suffisamment sain !
Pour développer un cancer il faut que les couches physique + mentale + de l’âme soient « fêlées ».
« Julie ! La première chose à faire est de travailler très sérieusement sur ton alimentation ! « 
« Tu dois aussi savoir qu’une âme ne peut exister que dans une pensée suffisamment saine.« 
Voir mon site Vignettes cliniques.

Etre chamane ou faire le chamane

Dans le village paléolithique ou Lapon ou à Tuva le chamane a une fonction sociale vitale pour le groupe.
Il doit pouvoir réponde à « tout » ; il peut difficilement être chamane « spécialiste » de telle ou telle pathologie.
Dans la Grande ville, il y a toute une palette de chamanes qui peuvent être spécialisés.

Du coup on dit « être chamane » dans le village paléolithique ou Lapon ou à Tuva.
Il est plus juste de dire « faire le chamane » dans la Grande ville.

Notes et références

(1) J’ai été invité au congrès national à la Pitié-Salpêtrière où j’ai été en quelque sorte « adoubé » par le Maître de l’hypnose Léon Chertok.

(2) En 1966, dans Les mots et les Choses, Michel Foucault écrit : « La psychanalyse joue le rôle d’un principe d’inquiétude pour tous ceux qui étudient l’être humain à l’université.« 
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